Hausse des restes à charge à l’hôpital : ce qui change au 1er mars 2026

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À compter du 1er mars 2026, les patients hospitalisés ou pris en charge aux urgences verront plusieurs sommes augmenter sur leur facture. Les projets d’arrêtés et de décret transmis pour avis consultatif prévoient en effet un relèvement du forfait journalier hospitalier (FJH) ainsi que du forfait patient urgences (FPU), conformément aux dispositions inscrites dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.

Le forfait journalier hospitalier, qui correspond à la participation du patient aux frais d’hébergement et d’entretien pendant un séjour, passerait de 20 à 23 euros par jour en hôpital ou clinique, et de 15 à 17 euros en psychiatrie. Concrètement, une hospitalisation de trois jours coûterait 69 euros au lieu de 60, soit 9 euros supplémentaires, hors situations d’exonération. Le forfait patient urgences minoré, lui, grimperait de 8,49 à 9,96 euros.

Pour les assurés disposant d’une complémentaire santé responsable, ces forfaits sont en général intégralement pris en charge. La hausse se répercute alors sur les contrats mutualistes plutôt que directement sur le patient. À l’inverse, les personnes sans complémentaire absorbent immédiatement la différence. La Mutualité Française a évoqué un transfert supplémentaire de 400 millions d’euros vers le champ hospitalier, parlant d’une mesure « mécaniquement supportée par les assurés ».

Le cabinet de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenu à rappeler qu’aucune surprise n’était à signaler, l’ensemble de ces relèvements étant inscrit dans le PLFSS 2026 voté fin 2025. Les fédérations hospitalières, de leur côté, soulignent que ces hausses interviennent alors que les tarifs hospitaliers 2026 sont présentés comme « stables » par l’exécutif, mais que les charges des établissements continuent, elles, de progresser. France Assos Santé a réagi en dénonçant une nouvelle facture pour les usagers.

Au-delà du débat financier, cette revalorisation s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu pour l’ensemble du système hospitalier français, qui cherche à concilier maîtrise des dépenses publiques et préservation de l’accès aux soins.